1. Qu’est-ce que le diabète et quels symptômes peut-il provoquer ?

Le diabète correspond à une élévation du taux de sucre dans le sang, causée par une production insuffisante d’insuline ou par l’incapacité de l’organisme à utiliser efficacement l’insuline produite. Il peut se manifester par des envies fréquentes d’uriner, une soif excessive, une sensation constante de faim, de la fatigue, une vision floue, une cicatrisation lente des plaies et une perte de poids inexpliquée. Le diabète de type 2 pouvant évoluer longtemps sans provoquer de symptômes, il est important que les personnes à risque fassent contrôler régulièrement leur glycémie.

2. Comment le diabète est-il diagnostiqué ?

Le diagnostic du diabète repose sur des analyses sanguines. La glycémie à jeun, l’HbA1c et, si nécessaire, le test oral de tolérance au glucose peuvent être utilisés. Le test HbA1c fournit des informations sur le taux moyen de sucre dans le sang au cours des deux ou trois derniers mois. Un seul résultat ne permet pas toujours d’établir un diagnostic définitif. Chez les personnes ne présentant aucun symptôme, les résultats élevés peuvent devoir être confirmés par un nouveau test effectué un autre jour. Les résultats doivent être évalués en tenant compte de l’état de santé général du patient.

3. À quelle fréquence les patients diabétiques doivent-ils consulter leur médecin ?

La fréquence des contrôles médicaux chez les patients diabétiques est déterminée en fonction de leur glycémie, des médicaments utilisés, des maladies associées et des objectifs du traitement. Les contrôles peuvent être plus fréquents chez les patients qui n’atteignent pas leurs objectifs glycémiques ou dont le traitement a été modifié. Lors des consultations régulières, l’HbA1c, la tension artérielle, le poids, la fonction rénale, le cholestérol ainsi que la santé des yeux et des pieds sont évalués. Le respect d’un programme de suivi personnalisé permet de détecter précocement les complications liées au diabète.

4. Quelle est l’importance de l’alimentation dans le traitement du diabète ?

L’alimentation constitue l’un des éléments fondamentaux du traitement du diabète. La composition des repas et la taille des portions influencent directement l’équilibre de la glycémie. Il est recommandé de privilégier les légumes, les aliments riches en fibres, les céréales complètes et les sources de protéines adaptées, tout en limitant les boissons sucrées et les aliments fortement transformés. L’âge, le poids, les médicaments utilisés et le niveau d’activité quotidien étant différents pour chaque patient diabétique, le programme alimentaire doit être personnalisé.

5. Quand faut-il commencer un traitement par insuline ?

Le moment où le traitement par insuline doit être commencé varie selon le type de diabète et l’état de santé du patient. Dans le diabète de type 1, l’insuline est indispensable, car l’organisme n’en produit pas suffisamment. Dans le diabète de type 2, l’insuline peut être envisagée lorsque l’alimentation, l’exercice physique et les médicaments administrés par voie orale ne permettent pas de contrôler la glycémie. La décision thérapeutique doit être prise par le médecin après évaluation de la glycémie, du taux d’HbA1c, des symptômes et des maladies associées.

6. Qu’est-ce que l’hypertension et pourquoi apparaît-elle ?

L’hypertension correspond à une pression constamment élevée exercée par le sang sur les parois des vaisseaux sanguins. Les prédispositions génétiques, l’âge avancé, une consommation excessive de sel, la sédentarité, l’obésité, le tabagisme, une consommation excessive d’alcool, le stress, les maladies rénales et le diabète peuvent augmenter le risque d’hypertension. Chez certains patients, aucune cause précise n’est identifiée. Le diagnostic est établi par le médecin après évaluation de mesures correctes de la tension artérielle réalisées à différents moments.

7. Quels symptômes l’hypertension peut-elle provoquer ?

L’hypertension évolue généralement sans provoquer de symptômes. C’est pourquoi elle est également appelée « maladie silencieuse ». Lorsque la tension artérielle atteint des niveaux très élevés, des maux de tête, une vision floue, des douleurs thoraciques, un essoufflement, des vertiges, des nausées ou une confusion peuvent apparaître. L’absence de symptômes ne signifie pas que la tension artérielle est normale. Une mesure régulière et correcte de la tension est nécessaire pour détecter l’hypertension.

8. Comment mesurer correctement sa tension artérielle à domicile ?

Pour mesurer la tension artérielle à domicile, il convient d’utiliser un appareil validé pour le bras, équipé d’un brassard de taille appropriée. Il est nécessaire de se reposer pendant au moins cinq minutes avant la mesure et d’éviter de fumer, de consommer des boissons contenant de la caféine ou de faire de l’exercice au cours des 30 minutes précédentes. Il faut s’asseoir avec le dos soutenu, les pieds posés au sol et le bras maintenu au niveau du cœur. Il est recommandé d’effectuer deux mesures à une minute d’intervalle, sans parler, puis de noter les résultats.

9. Quels problèmes une hypertension non traitée peut-elle provoquer ?

Une hypertension non contrôlée peut, avec le temps, endommager le cœur, le cerveau, les reins, les yeux et le système vasculaire. Elle peut augmenter le risque de problèmes de santé graves tels qu’un infarctus, une insuffisance cardiaque, un accident vasculaire cérébral, une diminution de la fonction rénale et des troubles de la vision. Ces lésions évoluant souvent longtemps sans provoquer de symptômes, il est important de contrôler régulièrement sa tension, d’adopter les changements de mode de vie recommandés et de suivre correctement le traitement prescrit.

10. Les médicaments contre l’hypertension doivent-ils être pris régulièrement ?

Les médicaments contre l’hypertension doivent être pris régulièrement, aux doses et aux horaires recommandés par le médecin. Le retour de la tension artérielle à des valeurs normales ne signifie pas que la maladie a complètement disparu ou que le traitement peut être arrêté. L’arrêt incontrôlé des médicaments peut provoquer une nouvelle augmentation de la tension et entraîner de graves problèmes de santé. En cas d’effets secondaires ou de baisse excessive de la tension, il convient de consulter le médecin avant d’arrêter le médicament afin que le traitement soit réévalué.

11. Quels problèmes de santé l’obésité peut-elle provoquer ?

L’obésité n’est pas uniquement un problème esthétique, mais une maladie chronique nécessitant un suivi et un traitement. Elle peut augmenter le risque de diabète de type 2, d’hypertension, d’excès de cholestérol, de maladies cardiovasculaires, d’apnée du sommeil, de troubles articulaires et de stéatose hépatique. Les risques pour la santé peuvent varier en fonction du poids, de la répartition des graisses, de l’âge et des maladies associées. Les mesures prises à un stade précoce peuvent contribuer à réduire le risque de développer ces maladies.

12. Comment l’obésité est-elle diagnostiquée ?

L’indice de masse corporelle est l’une des méthodes les plus fréquemment utilisées pour évaluer l’obésité. Il est calculé en divisant le poids corporel par le carré de la taille exprimée en mètres. Toutefois, l’indice de masse corporelle ne suffit pas à lui seul. Le tour de taille, la répartition des graisses, la masse musculaire, les habitudes alimentaires, les médicaments utilisés et les maladies associées doivent également être évalués. Une analyse personnalisée des risques et un programme de traitement adapté peuvent ainsi être établis.

13. Pourquoi un programme de traitement personnalisé est-il important pour perdre du poids ?

Le métabolisme, l’état de santé, le mode de vie quotidien, les habitudes alimentaires et les causes de la prise de poids diffèrent d’une personne à l’autre. L’application du même régime alimentaire ou du même programme d’exercice à tout le monde peut donc ne pas permettre d’obtenir des résultats durables. Un programme de traitement personnalisé tient compte du diabète, des maladies de la thyroïde, de l’hypertension, des médicaments utilisés et des facteurs psychologiques. La définition d’objectifs réalistes contribue à maintenir une perte de poids saine et à éviter la reprise des kilos perdus.

14. L’alimentation et l’exercice physique suffisent-ils pour traiter l’obésité ?

L’alimentation et l’activité physique constituent la base du traitement de l’obésité, mais elles peuvent ne pas être suffisantes à elles seules pour tous les patients. Chez certaines personnes, un accompagnement visant à modifier les comportements, un traitement médicamenteux ou, dans des conditions appropriées, des méthodes chirurgicales peuvent être envisagés. Le traitement doit être déterminé en tenant compte de l’indice de masse corporelle, des maladies associées, des précédentes tentatives de perte de poids et de l’état de santé général. Les médicaments contre l’obésité doivent impérativement être utilisés sous contrôle médical.

15. Qu’est-ce que l’excès de cholestérol et comment est-il détecté ?

L’excès de cholestérol correspond à des taux de cholestérol et d’autres graisses sanguines supérieurs aux valeurs considérées comme saines. Comme il ne provoque généralement aucun symptôme, il ne peut pas être détecté uniquement à partir des plaintes du patient. Le diagnostic repose sur une analyse sanguine appelée bilan lipidique. Cet examen évalue le cholestérol total, le LDL, le HDL et les triglycérides. Les résultats doivent être interprétés en tenant compte de l’âge, de la tension artérielle, du diabète, du tabagisme et des antécédents familiaux.

16. Comment l’excès de cholestérol affecte-t-il la santé cardiovasculaire ?

Un taux élevé de cholestérol LDL peut notamment favoriser l’accumulation de graisses dans les parois des vaisseaux sanguins. Au fil du temps, les plaques ainsi formées peuvent entraîner un rétrécissement ou une obstruction des vaisseaux. Cette situation augmente le risque d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral et d’autres maladies vasculaires. Le cholestérol HDL contribue quant à lui au transport de l’excès de cholestérol présent dans le sang vers le foie. Les taux de cholestérol doivent être évalués avec le risque cardiovasculaire global de la personne et non de manière isolée.

17. À quoi faut-il faire attention pour réduire le cholestérol ?

Pour réduire le cholestérol, il convient de limiter les aliments riches en graisses saturées et en graisses trans. Une place plus importante doit être accordée aux légumes, aux fruits, aux céréales complètes, aux légumineuses et aux sources de graisses adaptées. Une activité physique régulière, le contrôle du poids et l’arrêt du tabac contribuent également à réduire le risque cardiovasculaire. Lorsque les changements du mode de vie ne sont pas suffisants, un traitement médicamenteux destiné à réduire le cholestérol peut être prescrit par le médecin.

18. Quels examens sont réalisés dans le cadre d’un check-up ?

Le contenu d’un programme de check-up est déterminé en fonction de l’âge, du sexe, des antécédents familiaux, du mode de vie et des maladies existantes de la personne. L’évaluation générale peut comprendre un examen physique, une mesure de la tension artérielle ainsi que des analyses de la glycémie, du cholestérol et des fonctions hépatiques et rénales. Chez les personnes pour lesquelles cela est nécessaire, des dépistages concernant le cœur, certains cancers, la santé osseuse ou d’autres maladies peuvent être planifiés. Afin d’éviter les examens inutiles, le programme doit être personnalisé par un médecin.

19. À quelle fréquence faut-il effectuer un check-up ?

La fréquence des check-up n’est pas la même pour tout le monde. L’âge, les maladies présentes dans la famille, le tabagisme, le poids, la tension artérielle, le risque de diabète et les problèmes de santé existants influencent l’intervalle entre les contrôles. Les personnes atteintes d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risque importants peuvent nécessiter des évaluations plus fréquentes. Chez les personnes en bonne santé, la fréquence des contrôles doit être déterminée par le médecin. Un check-up ne consiste pas uniquement à réaliser des examens, mais également à évaluer régulièrement les risques personnels pour la santé.

20. Quelles maladies la médecine préventive permet-elle de détecter précocement ?

La médecine préventive contribue à identifier précocement les risques associés au diabète, à l’hypertension, à l’excès de cholestérol, à l’obésité et aux maladies cardiovasculaires. Selon l’âge et les risques personnels, des dépistages peuvent être planifiés pour certains cancers, les maladies rénales, l’ostéoporose et d’autres maladies chroniques. Un diagnostic précoce permet de mettre en place des changements du mode de vie ou des traitements adaptés avant la progression de la maladie. Les programmes de dépistage doivent être organisés en fonction de l’âge, du sexe et des antécédents familiaux de la personne.